Je n'ai pas eu l'occasion de tenir mon Journal On Line depuis quelques jours.
Les raisons ?
J'ai écrit, d'abord. Je veux dire : écrit vraiment - écrit tout court ; et non pas déposé en vrac quelques réflexions & miettes de vie.
Ma nouvelle se situe dans le Sud de l'Australie, au pays du désert, du sable rouge et de l'opale. Elle s'ouvre sur ces mots : "Tim Calahan se grattait le genou. Il se grattait toujours le genou quand les affaires s'annonçaient mal."
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J'ai reçu dernièrement une réponse de la chaîne G******T, et plus précisément de leur magasin de Vendôme. Cette réponse dit ceci :
<< Madame,
Nous sommes proches de nos clients et essayons au maximum de tenir compte de leurs remarques. C'est pourquoi je vous invite à venir voir les modifications apportées à l'animalerie du G***vert de Vendôme.
cordialement, XXX
G******* Vendôme.>>
Je n'ai pas pu passer au magasin, mais on m'a rapporté que depuis quelques jours, les rongeurs, qui étaient jusqu'ici exposés dans leurs cages en verre, sous la lumière directe et sans possibilité de se cacher, ont maintenant des petites maisons pour trouver de la tranquillité. Voici une des "améliorations", vraisemblablement parmi d'autres.
Je ne peux que dire bravo à G******T. Et pourtant, je n'y croyais pas beaucoup au départ !
Comme quoi, ça vaut la peine de se battre. D'écrire. De protester. D'attendre mieux, pour un monde meilleur (et revlà l'optimiste qui parle, là ! )
Je vous le dis, à vous aussi : ça vaut le coup de demander au petit magasin près de chez vous des produits "commerce équitable", de les réclamer encore, encore ; ça vaut le coup de s'élever contre de mauvaises conditions infligées à des animaux (et même si "c'est comme ça partout" - et alors ? il faut bien que ça commence par changer déjà "quelque part", non ? ; ça vaut le coup de choisir de façon "éthique" ses achats...) Je vous assure, rien n'est jamais vain : essayez ! Moi non plus, je n'y croyais pas... et pourtant ! *big joy*
A propos d'écriture, Grand Maître S. KING écrit ceci :
<< Mais cette impression que je m'efforce de décrire... est surtout perceptible sur le visage d'Isaac Bashevis Singer, lequel, quoique considéré par la critique étable comme relevant de la "vraie" littérature, a consacré une bonne partie de sa carrière aux diables, aux anges, aux démons et aux dybbuks. Attrapez donc un bouquin de Singer et jetez un coup d'oeil à la photo de l'auteur (...) Son visage est celui d'un vieillard, mais ce n'est là qu'un des masques des plus superficiels. Le petit garçon qu'il était est encore visible sur ses traits. Ca se voit surtout à ses yeux ; ils sont jeunes et clairs.
Si les écrivains de fantastique gardent ce visage juvénile, c'est peut-être parce qu'ils aiment bien le gorille. Ils n'ont jamais pris la peine de renforcer sa cage, et en conséquence, ils n'ont jamais eu à subir cette atrophie de l'imagination qui accompagne le passage à l'âge adulte, ce rétrécissement du champ visuel si nécessaire à la réussite de l'adulte. Un des paradoxes du fantastique et de l'horreur, c'est que l'écrivain spécialisé est comparable aux deux petits cochons qui construisent leurs maisons respectives en paille et en bois... sauf qu'au lieu de retenir la leçon et de se construire une maison en brique comme leur frère aîné et si adulte, l'écrivain se contente de la rebâtir avec de la paille ou du bois. Parce que, si dingue que ça paraisse, il aime voir arriver le loup qui va anéantir sa demeure, tout comme il aime voir le gorille sortir de sa cage. >>
(Stephen King traduit par J-D Brèque, "Anatomie de l'horreur" T1, chez J'ai Lu, p 183)
Je me reconnais bien dans ce petit cochon qui choisit, à ses risques et périls (mais pour le plus grand bonheur de sa plume) d'être cigale, ne serait-ce que dans sa façon de ne jamais mettre de mur autour de son imagination - et de sa propre vie, dans mon cas...
A ce propos... budget en gros sec !!!!!!!!
En fait les 12 heures de tournage du mois dernier (ainsi que les heures du mois d'avant) ne m'ont été payées que très en retard... Résultat : une feuille de salaire arrivée très en retard dans les bureaux de mon lycée mutualisateur (équivalent des Assedics pour les ex- "emplois-jeunes")... Et résultat final : je ne recevrai mes quelque 700 € mensuels (plus ou moins amputées de mes heures travaillées) qu'en fin de mois, et non au début. Ca s'appelle : "être dans la m... " Comme m'a dit une fille il n'y a pas très longtemps, en langage imagé et joliment fleuri : "vaut pas l'coup de s'casser le cul pour fair' quez'heures de figu, vu que tu dépenses plus que tu gagnes et que t'es dans la merde à la fin".
Le fait est que pour trois ou quatre castings, on se dégote au mieux un tournage. Donc 3 ou 4 A-R de TGV pour trouver 1 ou 2 jours de taf. Et ensuite, re-AR de TGV pour les sus-dits 1 ou 2 jours de tafs. Tout ça pour gagner entre 50 et 80 € nets la journée (50 à 80 € qui sont tout aussitôt amputés sur la compensation-chômage)... Ce qui revient, au final, à dépenser 5 AR de trains, une dizaine de t-k de métro et de bons coups de soleil ou de froid pour être encore plus dans la m-- (oui oui, dans la m--) en fin de mois.
Quand on fait le compte, au bout, il reste deux solutions :
1/ Rester le derrière dans son fauteuil.
2/ Se dégoter un boulot chiant (le genre de boulot qu'on dit "raisonnable", youpi) ... et peut-être s'offrir le luxe, juste pour le plaisir, de faire trois ou quatre figus par an. La joie !!!
Vive la vie de l'intermittent quand le travail se fait rare, tiens !!! |