﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Lelio_Leeloo's Xanga</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/</link><description>Latest Xanga weblog from Lelio_Leeloo</description><language>en-us</language><ttl>60</ttl><image><title>The Weblog Community</title><url>http://s.xanga.com/images/xangalogobutton.gif</url><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/</link></image><item><title>Wednesday, August 11, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/119994698/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/119994698/item/</guid><pubDate>Wed, 11 Aug 2004 18:06:10 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Aujourd'hui.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jour ardoise. Gris, sans mot sinon la craie blanche.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ecrire les lignes du ciel en pluie dans les ravinements de la boue.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ecrire comme on tomberait d'un nuage&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aujourd'hui donc - ce jour de grisaille :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Trois hommes sont assis. Ils ne disent pas un mot. Devant moi, un rond de lumière jaune. Je m'avance pour poser mes deux pieds dans le tunnel éblouissant. Je demande si je commence. Personne ne me répond, sauf un micro. "Allez-y, nous vous écoutons", dit la voix. Je lis le papier qu'on m'a donné. C'est peut-être un texte, mais je ne crois pas. Ca pourrait aussi bien être une liste de courses. C'est assez étrange. Je ne sais pas ce que je lis - et je sais moins encore comment. La lumière me vrille les yeux. Ma bouche me semble sèche. Je ne vois pas le visage des hommes devant moi. Le micro m'interrompt : "C'est bien. Arrêtez-vous. Récitez-nous un texte au choix." J'ai envie de demander quel texte, mais qu'importe puisque j'ai le choix ? Je pense au début de l'Alouette d'Anouilh - j'aime tant Anouilh. Mais les mots qui me viennent le plus naturellement en tête sont ceux de "Mon amour" d'Eluard. Je détourne mon regard pour n'être plus éblouie. Et je commence : "Mon amour pour avoir figuré mes désirs... mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre..." Le micro répète : "C'est bien. Merci." "Tes baisers dans la nuit vivante et le sillage de tes bras autour de moi..." Les mots s'enroulent, refusent de s'éteindre. Je les verse en pluie, c'est plus fort que moi. "Comme une flamme en signe de conquête..." "Merci", répète le micro. Mais je fais comme un malaise. Le genre de malaise que font ceux qui vont bien de corps mais qui meurent pour les mots chaque fois qu'ils les submergent. "Mes rêves sont au monde clairs et perpétuels et quand tu n'es pas là..." Le micro crahote. Un des hommes se lève. "Je rêve que je dors je rêve que je rêve..." Je pense à l'encre, je pense à la pluie, je pense au sommeil dont on ne se relève pas, aux bras auxquels on s'abandonne, aux choix qu'on fait, à ce que peut être la clarté, à ce que sont les rêves "perpétuels", aux instants de grâce, où tout s'ordonne, au visage de P- ... à son visage, oui, mais pourquoi ? Je ne me rends pas compte que mes larmes coulent. Je voudrais redire ce poème cent fois. Le redire comme d'autres s'y enroulent. Pour rester dans la grâce de l'instant et capturer le temps qui s'en va. L'homme qui s'est levé me dit "merci", très gentiment. "Il faut partir, maintenant, merci." Le micro aboie "Au suivant ! " et je pense à la chanson de Jacques Brel. Je voudrais m'asseoir sur l'estrade, m'ancrer dans le sol, devenir une planche soudée au planche - ne plus être moi. J'ai le vertige. Je sais que j'aime P.M que je l'aimerai toujours - c'est comme une épine dans ma chair. Pas parce que ça fait mal - oh non, mais parce qu'au contraire les instants avec lui étaient les seuls au monde qui soient devenus des bulles de clarté. Ce qui fait mal est ce que le temps préserve, non ce qu'il retire : "clairs et perpétuels" - ces instants, ces "rêves", c'était ça. "Mes rêves sont au monde clairs et perpétuels" alors que tout, autour, était gris, et que Paris m'étouffait, se serrait comme une pieuvre aux rames-tentacules autour de moi. Je voulais quitter cette ville, reprendre très vite mon train. Et en même temps, impossible de sortir de la bulle de mots où je me trouvais - de faire un pas. J'ai pensé à appeler L. Ma main serrait ma poche, mais mes poches était vides, mon sac était sur un fauteuil, dix mètres plus loin. Et dix mètres, non, je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas. L'espace d'un instant - qui m'a semblé terriblement long - je me suis dit : "je vais mourir là, en moi-même... tomber au fond, tout au fond de moi... là où personne ne me retrouvera... personne..." Je crois que j'ai crié une série de noms en moi-même. Et puis une main d'homme m'a tirée hors du cercle, et j'étais comme un homme qui émergerait d'un coma. J'ai pris mon sac. Je titubais. Je suis partie, partie vers la gare. Je ne savais même plus ce que je faisais là, ce que j'étais venue y faire. Je hais Paris, c'est viscéral. La peur me tordait le ventre - ou bien c'était peut-être le trac. Le trac de l'après-coup. J'ai dit "merci", je ne sais pas pourquoi. J'ai poussé les portes battantes. Derrière moi, une fille déclamait, sur le ton dont on récite les listes, "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", de Stefan Zweig. J'avais déjà rendu mon papier. Je ne savais plus si j'avais eu à lire ce texte aussi - ou si j'avais lu, moi, une liste simple et bête. Est-ce que ça avait de l'importance ? Je ne serais pas prise pour le rôle, de toute façon. Lorsque les battants de la porte se sont refermés derrière moi, le micro crachait : "Au suivant !" &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans le train, je repenserai à Jacques Brel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et aussi que j'ai failli basculer - et qu'on n'est jamais qu'à deux pas, juste entre le ciel et la craie blanche.&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/119994698/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Thursday, August 05, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/117618083/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/117618083/item/</guid><pubDate>Thu, 05 Aug 2004 13:51:28 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Je n'ai pas eu l'occasion de tenir mon Journal On Line depuis quelques jours.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les raisons ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai écrit, d'abord. Je veux dire : écrit vraiment - écrit tout court ; et non pas déposé en vrac quelques réflexions &amp;amp; miettes de vie.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ma nouvelle se situe dans le Sud de l'Australie, au pays du désert, du sable rouge et de l'opale. Elle s'ouvre sur ces mots : "Tim Calahan se grattait le genou. Il se grattait toujours le genou quand les affaires s'annonçaient mal."&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;***&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai reçu dernièrement une réponse de la chaîne G******T, et plus précisément de leur magasin de Vendôme. Cette réponse dit ceci : &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;lt;&amp;lt; Madame,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Nous sommes proches de nos clients et essayons au maximum de tenir compte de&lt;BR&gt;leurs remarques. C'est pourquoi je vous invite à venir voir les&lt;BR&gt;modifications apportées à l'animalerie du G***vert de Vendôme.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;cordialement,&lt;BR&gt;XXX&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;G******* Vendôme.&amp;gt;&amp;gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je n'ai pas pu passer au magasin, mais on m'a rapporté que depuis quelques jours, les rongeurs, qui étaient jusqu'ici exposés dans leurs cages en verre, sous la lumière directe et sans possibilité de se cacher, ont maintenant des petites maisons pour trouver de la tranquillité. Voici une des "améliorations", vraisemblablement parmi d'autres.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je ne peux que dire bravo à G******T. Et pourtant, je n'y croyais pas beaucoup au départ !&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Comme quoi, ça vaut la peine de se battre. D'écrire. De protester. D'attendre mieux, pour un monde meilleur (et revlà l'optimiste qui parle, là ! &lt;IMG height=15 src="http://www.xanga.com/Images/smiley3.gif" width=15&gt;&amp;nbsp;)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous le dis, à vous aussi : ça vaut le coup de demander au petit magasin près de chez vous des produits "commerce équitable", de les réclamer encore, encore ; ça vaut le coup de s'élever contre de mauvaises conditions infligées à des animaux (et même si "c'est comme ça partout" - et alors ? il faut bien que ça commence par changer déjà "quelque part", non ? ; ça vaut le coup de choisir de façon "éthique" ses achats...) Je vous assure, rien n'est jamais vain : essayez ! Moi non plus, je n'y croyais pas... et pourtant ! &lt;IMG height=15 src="http://www.xanga.com/Images/smiley1.gif" width=15&gt; *big joy*&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A propos d'écriture, Grand Maître S. KING écrit ceci :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;lt;&amp;lt; Mais cette impression que je m'efforce de décrire... est surtout perceptible sur le visage d'Isaac Bashevis Singer, lequel, quoique considéré par la critique étable comme relevant de la "vraie" littérature, a consacré une bonne partie de sa carrière aux diables, aux anges, aux démons et aux &lt;EM&gt;dybbuks&lt;/EM&gt;. Attrapez donc un bouquin de Singer et jetez un coup d'oeil à la photo de l'auteur (...) Son visage est celui d'un vieillard, mais ce n'est là qu'un des masques des plus superficiels. Le petit garçon qu'il était est encore visible sur ses traits. Ca se voit surtout à ses yeux ; ils sont jeunes et clairs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si les écrivains de fantastique gardent ce visage juvénile, c'est peut-être parce qu'ils aiment bien le gorille. Ils n'ont jamais pris la peine de renforcer sa cage, et en conséquence, ils n'ont jamais eu à subir cette atrophie de l'imagination qui accompagne le passage à l'âge adulte, ce rétrécissement du champ visuel si nécessaire à la réussite de l'adulte. Un des paradoxes du fantastique et de l'horreur, c'est que l'écrivain spécialisé est comparable aux deux petits cochons qui construisent leurs maisons respectives en paille et en bois... sauf qu'au lieu de retenir la leçon et de se construire une maison en brique comme leur frère aîné et si adulte, l'écrivain se contente de la rebâtir avec de la paille ou du bois. Parce que, si dingue que ça paraisse, il &lt;EM&gt;aime&lt;/EM&gt; voir arriver le loup qui va anéantir sa demeure, tout comme il aime voir le gorille sortir de sa cage. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;(Stephen King traduit par J-D Brèque, "Anatomie de l'horreur" T1, chez J'ai Lu, p 183)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me reconnais bien dans ce petit cochon qui choisit, à ses risques et périls (mais pour le plus grand bonheur de sa plume) d'être cigale, ne serait-ce que dans sa façon de ne jamais mettre de mur autour de son imagination - et de sa propre vie, dans mon cas...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A ce propos... budget en gros sec !!!!!!!!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En fait les 12 heures de tournage du mois dernier (ainsi que les heures du mois d'avant)&amp;nbsp;ne m'ont été payées que très en retard... Résultat : une feuille de salaire arrivée très en retard dans les bureaux de mon lycée mutualisateur (équivalent des Assedics pour les ex- "emplois-jeunes")... Et résultat final : je ne recevrai mes quelque 700 € mensuels (plus ou moins amputées de mes heures travaillées) qu'en fin de mois, et non au début. Ca s'appelle : "être dans la m... " Comme m'a dit une fille il n'y a pas très longtemps, en langage imagé et joliment fleuri : "vaut pas l'coup de s'casser le cul pour fair' quez'heures de figu, vu que tu dépenses plus que tu gagnes et que t'es dans la merde à la fin".&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le fait est que pour trois ou quatre castings, on se dégote au mieux un tournage. Donc 3 ou 4 A-R de TGV pour trouver 1 ou 2 jours de taf. Et ensuite, re-AR de TGV pour les sus-dits 1 ou 2 jours de tafs. Tout ça pour gagner entre 50 et 80 € nets la journée (50 à 80 € qui sont tout aussitôt amputés sur la compensation-chômage)... Ce qui revient, au final, à dépenser 5 AR de trains, une dizaine de t-k de métro et de bons coups de soleil ou de froid pour être encore plus dans la m-- (oui oui, dans la m--) en fin de mois.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quand on fait le compte, au bout, il reste deux solutions :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;1/ Rester le derrière dans son fauteuil.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;2/ Se dégoter un boulot chiant (le genre de boulot qu'on dit "raisonnable", youpi) ... et peut-être s'offrir le luxe, juste pour le plaisir, de faire trois ou quatre figus par an. La joie !!!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vive la vie de l'intermittent quand le travail se fait rare, tiens !!!&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/117618083/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Saturday, July 31, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/115837503/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/115837503/item/</guid><pubDate>Sat, 31 Jul 2004 22:45:48 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Un poème que je sais, mais dont je ne sais plus le titre... et je ne sais même plus de qui il est.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je n'en connais bien que le début :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;"Je t'écris d'un pays où il fait noir,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Et ce n'est pas la nuit.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Je t'écris&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Parce qu'il fait noir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Je t'écris sur le mur&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Qui est au fond du noir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Il y a le noir puisqu'il me fait t'écrire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Il y a un mur puisque j'écris dessus&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Et c'est pour toi.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Je ne sais ce qu'est ce noir,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Je suis dedans.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Je t'écris sur un mur au fond du noir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Je sais que dehors&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Il ne fait pas noir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Le plus souvent le mur est droit,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Mais je crois qu'il s'incurve.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Lorsque je dis&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Qu'il est au fond du noir,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;C'est pour me rassurer.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;J'écris sur lui&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Pour que ce soit utile.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Si jamais tu lis sur ce mur&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Ce que j'écris pour toi,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Tu sauras peut-être&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;Où&amp;nbsp;j'étais parqué."&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si quelqu'un peut me dire le nom de l'auteur, et le titre du poème, je l'en remercie.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A demain.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT style="BACKGROUND-COLOR: #ff8000"&gt;PS : Pour lire la suite du Journal, cliquez en bas de la page sur "NEXT", autant de fois que le site vous le propose. // N'oubliez pas que vous pouvez aussi consulter divers articles, liens etc. en cliquant sur "reviews" en haut à gauche de cette page // puis consulter les fichiers par thème par le petit encart qui s'ouvrira à la gauche de l'article ouvert // Sinon, même mode d'emploi pour chaque article : cliquez sur Next en bas de la page.&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/115837503/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Friday, July 30, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/115410458/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/115410458/item/</guid><pubDate>Fri, 30 Jul 2004 17:49:50 GMT</pubDate><description>&lt;FONT size=2&gt;
&lt;P&gt;Le Premier Livre. Le Livre des Livres - la Bible.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans "Variations Sauvages", Hélène Grimaud écrit : "Je la lisais dans l'ordre et dans le désordre. J'ouvrais les pages au hasard. (...) Les mises à l'épreuve auxquelles Dieu soumettait son peuple comblaient mon mysticisme. Cette notion très orageuse de l'amour me ravissait. Je me régalais d'épisodes que je jugeais particulièrement osés et parfois, je m'étonnais qu'on laissât ce livre entre mes mains : des meurtres, des ruses, des infanticides, des incestes... C'était infiniment plus excitant que les niaiseries qu'on nous débitait pendant le catéchisme où je m'ennuyais copieusement."&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;****&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Hier, j'ai vu un documentaire qui m'a donné le même sentiment de malaise et de nausée que certains discours soi-disant "pacifistes" ; et en fait délibérément partisans (et souvent moralisateurs, avec ça...)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le documentaire s'intitulait : "La Paix nom de D---" - titre que je ne goûtais déjà pas (comment s'adresser soi-disant "à tout le monde", quand le titre est lui-même une forme de provocation ?)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une majorité de chrétiens (cathos je pense pour la plupart) embarquait une minorité de musulmans et de Juifs pour un voyage voulu "gage de pacifisme" en Israël et en Palestine. Ils se rendent tout d'abord dans les territoires palestiniens. Là, ils sont confrontés au désespoir, à la misère, à la violence crue qui ne trouve plus la moindre soupape. Un gosse de onze ans s'en prend au rabbin Haddad, qui fait partie du groupe. Il lui dit de partir. Lui dit qu'ici, on ne veut pas de Juifs. "Nous sommes chez nous". La haine de ce petit bonhomme me soulève le coeur plus que le feu roulé d'une Kalach. Tant de révolte, tant d'amertume, tant d'entêtement dans ses refus de laisser ne serait-ce qu'une place à l'autre - de l'écouter. Et quand on apprend que son grand frère est mort à 17 ans, tué par une balle de Tsahal qui lui est entrée dans le dos... le discours fanatique et buté s'éclaire d'une parcelle d'humanité : on comprend... Le rabbin, dépassé par cette haine, tient tout de même à bénir le gosse. Et l'image dit plus qu'un dialogue : tandis que la main du rabbin se pose sur la tignasse du gosse, le gosse adresse un signe muet au rabbin, à l'aide de ses deux mains et de sa petite bouille butée : et sans connaître ce signe, là aussi, on comprend : "Ferme-la, sale colon ! Casse-toi !"&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La scène qui m'a mise le plus mal à l'aise, cependant, c'est quand le petit groupe se rend dans le QG de Yasser Arafat, qui leur a préparé un discours décousu, incompréhensible et truffé d'une floppée d'accusations&amp;nbsp;jamais étayées de&amp;nbsp;la moindre preuve... Parmi elles : Israël, soi-disant, "utiliserait contre les Palestiniens des armes à l'uranium appauvri, d'où un nombre augmenté de cancers chez les enfants"... Ensuite, il s'emballe contre les balles nichées dans une statue de la Vierge : "Notre Sainte Vierge !" hurle-t-il, en zieutant la réaction (qui ne se fait pas attendre) des chrétiens : tout le monde, dans l'assemblée, hoche gravement la tête et s'indigne... En revanche, quand un étudiant israélien réchappé d'un attentat, militant de gauche (et qui devrait être sympathique à l'ensemble du "petit groupe", donc...), plein d'humour, de recul et de modération, ose avancer que les médias français ont "souvent" plus à coeur la cause palestinienne que la sécurité des Israéliens... là, remous dans la salle et refus d'entendre la suite.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les deux jeunes Juifs du groupe s'interrogent de plus en plus devant la caméra : ils ont l'impression, dans cette histoire, de devoir, seuls, "faire des efforts", "avancer vers l'autre", "comprendre"... de l'autre côté, ils se heurtent (et leur minorité se heurte) à une surdité générale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais revenons au discours d'Arafat... Alors qu'il a fini et empoigne fermement les mains des chrétiens et des musulmans qui se trouvent autour de lui, on (qui est "on" ? je ne sais même pas : tout va si vite... et semble si bien prémédité) pousse le malheureux rabbin Haddad (qui s'était bien gardé d'applaudir au discours brouillon d'Arafat) vers le raïs, qui lui plaque sur la joue un énorme baiser qui ressemble, de loin, à une morsure. Le pauvre Philippe Haddad, pris en sandwich entre le keffieh de Yasser et les épaules d'un autre "piégé", est contraint de lever les mains avec les proches du raïs, comme s'ils fêtaient, ensemble, une victoire. Les gens claquent dans leurs mains, sourient, crient leur enthousiasme débordant... et le rabbin de Nîmes, lui, déjà pris au piège, devient rouge et se met à pleurer...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tout le monde est dupe : il pleure de joie... &lt;I&gt;De joie&lt;/I&gt;, vraiment ? Hum... j'en doute fort. Même si, pour le rabbin Haddad lui-même (qui, comme dit l'un des deux jeunes Juifs présents "mérite mieux qu'Arafat"), j'aimerais le croire. Il dira à la caméra, un peu après qu'il s'est "simplement remis à D-eu, lui offrant son geste en offrande". Or on ne remet que ce qui nous coûte... et je ne peux m'empêcher de croire que ce geste lui a coûté... sans doute, même, douloureusement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Or, le lendemain, la presse palestinienne (qui était discrètement présente et ne s'encombre pas, elle, de scrupules) fait sa première page de la photo. Le titre est-il : "Un voyage pour la paix ?" ou bien "Un groupe de pacifiste rend une visite à Arafat ?" Non. Oh non. Le titre c'est : "Le raïs dénonce les méfaits de l'uranium qu'utilise l'armée israélienne contre les enfants palestiniens..." Ca s'appelle "détournement d'image". Et aussi : "manipulation". &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Est-ce là la "paix" que recherchait ce voyage ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;****&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;M. a passé la journée à l'hôpital, pour la pose de son port-à-cath.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai repris mon roman (victoire !!!) et j'ai commencé parallèlement un autre récit, dur et violent - je n'ai aucun plaisir à l'écrire, mais il veut se vider, c'est comme ça. Je lui ai donné un titre (provisoire), mais son petit nom intime, celui dont je le gratifie, c'est "le furoncle", parce qu'il a besoin d'exploser et, ce faisant, ne me laisse pas le choix. Que faire, sinon, d'un bouton d'acné ?&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/115410458/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Thursday, July 29, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/114985194/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/114985194/item/</guid><pubDate>Thu, 29 Jul 2004 16:21:16 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Ma Grand-Mère. Suzanne. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Suzette, lorsqu'elle était petite. Et Suzette de nouveau lorsqu'a fui sa mémoire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une toute petite femme menue, les yeux bleus, le nez fin et busqué, le menton volontaire, la voix grave.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette voix - un filet - nous berçait de chansons le soir. Et de contes, et de légendes. Et de mémoire familiale recousue fil à fil, tour à tour embellie, enlaidie ou réinventée. Elle, petite, devenait Peau-d'Ane et Grand-Père, déjà, le Prince Charmant. Nous, la ribambelle des mômes, nous devenions le Petit Poucet et sa tripotée de frangins. Grand-Mère enchâssait dans un même récit son enfance parisienne et des récits de naufrages, le récit de la mort de son frère et des contes de l'Ankou cheminant dans&amp;nbsp;la lande, sous un lourd ciel d'orage... Elle passait de l'un à l'autre, du réel au mensonge, sans transition autre qu' "et", convaincue, innocente - pleinement sincère de bout en bout. Quand Grand-Père l'entendait, il recadrait l'histoire : "Mais non, Maman..." lui disait-il. De plus en plus souvent : "Mais non... tu sais bien que..." &lt;EM&gt;Tu sais bien que&lt;/EM&gt;... Non, Grand-Mère ne savait plus, ou savait de moins en moins, ou peut-être que sa mémoire lui échappait déjà - et peut-être Grand-Mère la comblait-elle avec tout ce qu'elle trouvait dans ses malles : un farfadet, un roi méchant, une vieille sorcière, un pauvre petit âne... Qu'importait, pour nous tous, la part de vrai, et la part fausse ? Cet imaginaire qui rongeait, affamé, les trous de mémoire ? Dans notre chambre pentue, sous le vasistas fermé, c'était l'heure des histoires et tout était permis. On en voulait même parfois&amp;nbsp;à Grand-Père de l'entendre, hors de notre chambre, interrompre Grand-Mère pour lui dire : "Tu sais bien... Mais enfin Maman, non... " Parce que nous étions prêts à tout croire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ma chambre de Portivy... &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me souviens du vent, de ses rugissements furieux, du ciel noir au-dessus de nous, de la petite lampe posée sur un tabouret de bois et, au fond de la chambre, sous le toit incliné, de la masse de papiers "interdits" : secrets de famille, correspondances, vieilles photos enfouies, etc.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Grand-Mère fabriquait nos poupées. Grand-Mère croquait le temps avec de vieux crayons en bois. Grand-Mère confectionnait des déguisements magiques : de fées, de sorcières, de vaillants soldats... Grand-Mère ramenait des bombes non désamorcées dans le jardin. Grand-Mère nous apprenait à voler d'affreuses pommes - pour le simple plaisir du vol - dans le jardin voisin. Grand-Mère commençait toutes ses phrases par "Et si..." Grand-Mère nous faisait dessiner des squelettes de chevaux et corrigeait tous nos dessins en nous disant que "c'est à l'intérieur de votre modèle qu'il faut voir". Grand-Mère s'émerveillait de nos essais ratés. Grand-Mère faisait des fugues. Grand-Mère nous lisait à voix haute le Témoignage Chrétien et le Canard Enchaîné. Grand-Mère interrompait régulièrement sa lecture pour bifurquer sur une histoire. Ou pour imaginer "Et si..." Et si cette histoire nous arrivait ? Et si cet homme, là, dans le journal, était président de la République ? Et si comme ces gens-là, nous trouvions une cagnotte volée... ? Et si... Et si... Et Grand-Père disait : "Mais Maman...Tu sais bien que ça ne sert strictement à rien de refaire la réalité !"&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Non, Grand-Mère ne savait pas. Son cerveau ne demandait qu'à voler, s'envoler. Les pommes des voisins étaient un peu les nôtres. Une bombe n'explose qu'en temps de guerre. En regardant bien les chevaux on pouvait voir leurs muscles à travers leur pelage. Les robes qu'elle cousait nous transformait &lt;EM&gt;vraiment&lt;/EM&gt; en fées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lorsque Grand-Père est mort, la boîte crânienne de Grand-Mère a laissé sa mémoire galoper en libre course. Le "Et si..." de Grand-Mère tapissait de rêves les murs de son étroite chambre meublée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'avant-dernière fois que je l'ai vue, elle m'a montrée un livre de Christian Signol. Elle m'a assurée que mon grand-père l'avait écrit. Que le nom sur la couverture n'était qu'un banal pseudonyme. Ou un usurpateur - un odieux voleur de manuscrits... Elle ne savait plus bien, ça l'agaçait un peu. Puis, d'un air rassuré, elle m'a dit qu'en fait non, ce livre était un quatre mains, rédigé par elle et Grand-Père, et qu'ils s'étaient inventé un nom. Après une courte pause, elle m'a dit : "On aurait peut-être pu trouver plus joli que Christian Signol... Ce n'est pas grave. Ce livre-là, il est à nous deux. Qui êtes-vous, déjà, je ne sais plus ? Ma petite-fille ? Ah. Vraiment ? Est-ce que vous aussi, vous écrivez ?"&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et je lui ai dit : "Oui, Grand-Mère".&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;*&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La chimio de M. s'est bien passée. On a mangé ensemble un Magnum vanille-chocolat. J'étais surprise que ça passe si bien. Pas de nausée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Voilà longtemps, de nouveau, que je ne travaille plus à mon roman. Mais le bon signe, c'est que l'envie me taraude, et que j'ai beaucoup de nouvelles idées.&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/114985194/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Wednesday, July 28, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/114624933/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/114624933/item/</guid><pubDate>Wed, 28 Jul 2004 17:55:08 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Le premier livre, c'est mon grand-père.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Je me souviens du portrait que le film "Adèle H." fait de l'écrasant Victor Hugo.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Sans forcer la comparaison, mon grand-père, c'était un peu ça.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Il était doué, comprenez-vous ? Je veux dire : vraiment doué, et en plus vraiment doué en tout. Littéraire, matheux, féru de sciences, mélomane averti, excellent nageur, amoureux de culture physique, grand marcheur, bricoleur inventif, aquarelliste, champion du jeu des mille francs et de scrabble... Il vous disait sans hésiter la superficie du Boutan, la capitale du Paraguay, la date de naissance de Churchill, déroulait devant vous les tournants de la guerre du Vietnam... Il était né pauvre, sa mère l'avait abandonné, il avait travaillé très tôt, mais avait trouvé malgré cela à étudier, le soir, tout seul. Le jeune couvreur était devenu dessinateur, puis s'était mis, l'expérience venant, à endosser le rôle d'ingénieur. Il ne se vantait pas. C'était normal. Normal d'être doué. Normal d'être fort. Normal d'être ambitieux, entêté, travailleur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Chaque après-midi, Grand-Père s'asseyait dans la véranda, devant la table, avec de hautes piles de papiers. Il travaillait. Triait ses papiers, rédigeait ses courriers, datait, classait, archivait.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Pendant ce temps, il me donnait des devoirs à faire : exercices de maths de l'année à venir, équations histoires de s'amuser, rédactions pour juger mon style etc. Il corrigeait, relisait, et je mettais un point d'honneur à trouver toutes les solutions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Tout cela, déjà, c'était écrire : se mettre au travail devant une table, renoncer aux pépiements d'oiseaux, l'été, accepter l'enfermement en pleine vague de temps libre, se pencher sur une feuille, se concentrer... et tout cela pour l'Unique Lecteur. Celui qui, par un simple sourire, un froncement de sourcils, était déjà le pire des censeurs...&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;C'était comme une heure de gammes, le stylo à la main ; des gammes ennuyeuses, ponctuelles, qui donnaient envie de "jouer".&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Puis Grand-Père rangeait ses dossiers et me disait "tu peux aller jouer, maintenant". Mais Grand-Père, lui, ne jouait pas. Sa seule récréation était de rédiger ses mémoires. Il sortait un autre dossier, une liasse de feuilles blanches, relisait les derniers paragraphes, et enchaînait, le front plissé...&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Ma mère m'a dit que toute petite, déjà, vers 2/3 ans, quand je voyais Grand-Père écrire, je demandais moi aussi des feuilles blanches, et je dessinais dessus des traits horizontaux perturbés. Je disais "j'écris". Et je tournais mes pages au rythme des pages que tournait Grand-Père.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Vers 7/8 ans, j'ai continué... Au lieu de "jouer", j'ai continué. Mais j' "écrivais" vraiment, cette fois. Des contes, des nouvelles, des pièces de théâtre, des BD.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Grand-Père est ce premier geste d' "écrire". Cette rigueur qui l'a encadré.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Mais le récit, le récit premier, le récit oral... c'est ma grand-mère.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Le geste et la geste. Ils ont, en quelque sorte, engendré la suite de mes mots.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Mon Grand-Père s'appelait Paul, et ma Grand-Mère, Suzanne.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;J'avais besoin de l'écrire - de le &lt;EM&gt;marquer&lt;/EM&gt;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Demain matin, première chimio de M. J'appréhende.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Clyde va mieux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;Je n'ai pas été prise pour le film de Franck V.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/114624933/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Tuesday, July 27, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/114313853/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/114313853/item/</guid><pubDate>Tue, 27 Jul 2004 22:15:31 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Clyde, aujourd'hui, n'allait pas bien - semblait triste et respirait vite. J'étais sur le point de l'emmener chez le vétérinaire, puis il a repris ses activités. Il a beaucoup dormi, surtout. Je lui ai fait deux inhalations pour déboucher ses fosses nasales et décongestionner ses bronches.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai lu une page américaine qui expliquait les liens entre les troubles respiratoires, cardiaques et rénaux chez les rats. Pour ceux que ça intéresse, c'est ici :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;A target=_new href="http://members.madasafish.com/~cj_whitehound/Rats_Nest/Norway_Rats/HealthTips/respiratory_and_kidney.htm"&gt;http://members.madasafish.com/~cj_whitehound/Rats_Nest/Norway_Rats/HealthTips/respiratory_and_kidney.htm&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Reçu 4 cadeaux pour ma fête : 2 coffrets X-Files (saisons 2 + 4), &lt;EM&gt;La Part des Ténèbres&lt;/EM&gt; de King et &lt;EM&gt;La Ville des Frelons&lt;/EM&gt; de Patricia Cornwell (auteure que j'aime particulièrement).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'ai commencé hier soir "Boris après l'amour" de Yann Queffelec. C'est très différente de "La Femme sous l'horizon" - ce livre-tournant de ma jeunesse ; premier amour d'encre, premier phare. Je suis un peu perdue, comme lorsqu'on retrouve un amant après des années sans le voir... les premiers romans de Queffelec, c'est dans mon corps que je les avais lus. Ils m'avaient nourrie, imprégnée - désigné une voie... infléchie. Mon corps est-il devenu si différent ? Ou est-ce l'auteur Yann Queffelec qui, au fil des ans, a changé ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me sens impatiente, au fur et à mesure que je tourne les pages - dans le même état d'esprit que quelqu'un qui cherche fiévreusement des souvenirs dans un paysage.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'encre est plus importante parfois qu'un souvenir d'amour ou d'enfance. Muée en flots de mots, devient-elle sang ? Ou bien conjuration , ou murmure, ou promesse ? Ou quoi d'autre ? Ce que je sais, c'est que l'encre a une voix. &lt;EM&gt;Devrait&lt;/EM&gt; être une voix, mille voix... mais ne l'est pas toujours. Ne l'est même que rarement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;... Qu'est-ce qu'un livre ? ...&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/114313853/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Monday, July 26, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/113752591/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/113752591/item/</guid><pubDate>Mon, 26 Jul 2004 14:01:57 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Ecrire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Chaque jour, s'asseoir devant l'ordinateur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Regarder la page blanche; le clignotement d'horloge du curseur - ce petit baton, cette césure noire, ce grand I qui semble dire : "j'attends". Et écrire, verser de l'encre - comme si l'on versait un peu de soi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est faux, cependant : on ne se "verse" pas. Tout au plus verse-t-on un Joker. Un verso, en vice-et-versa. Pas un &lt;I&gt;miroir que l'on promène&lt;/I&gt;, mais le cliché d'un instant, une image figée, un éclat.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ses "Confessions d'une radine", Catherine Cusset écrit ceci : "Ecrire est magique. J'ai beau me livrer, je ne donne rien de moi. Au contraire, plus je me livre et plus je me réservve. Je suis ailleurs. (...) Même la perte n'en est pas une: à cette spéculation on ne peut que gagner. La souffrance est matière première."&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Chaque jour s'asseoir... et "gagner", donc. Mais "gagner" quoi ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me rends compte que je n'ai entrepris ce Journal (ce journal en ligne, devant témoins) que pour m'obliger moi-même à un rendez-vous quotidien avec mon ordinateur et ma page. Pas pour "écrire". Ecrire, c'est autre chose. C'est ailleurs. Ce n'est pas "ici", pas plus que ce n'est moi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Non : pour répondre à cette question qui, depuis plusieurs mois, forme en moi comme un noeud - un noeud qui me ramène sans cesse à l'impuissance.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et cette question, c'est : Pourquoi ? &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pourquoi écrire ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je cherche la réponse.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tant que je ne l'aurai pas trouvée, ce Journal - ma quête - se poursuivra.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A demain ici, par ce clavier.&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/113752591/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Sunday, July 25, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/113482314/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/113482314/item/</guid><pubDate>Sun, 25 Jul 2004 20:09:42 GMT</pubDate><description>&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT size=1&gt;&amp;nbsp;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;Reçu une réponse de la chaîne G*******.&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;/FONT&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;"Une rencontre", disent-ils, "permettrait d'aborder les différentes remarques de votre message. Nous vous remercions de bien vouloir nous envoyer vos coordonnées téléphoniques." Le tout tenait en 1kilo-octet.&lt;BR style="mso-special-character: line-break"&gt;&lt;BR style="mso-special-character: line-break"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Curieuse réponse, je trouve, et curieux procédé. Quand on envoie une remarque écrite à une chaîne de magasin, ils convoquent l'envoyeur, maintenant ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Ou bien... que me veulent-ils ? M'amadouer ? Mettre de l'eau dans mon vin avec un ou deux bons d'achat ? M'offir la rate enceinte, peut-être ? Ou me démontrer point par point que mes arguments sont absurdes ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que mon propos n'y gagnera pas&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT size=1&gt;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Je leur ai répondu que je n'avais rien à ajouter par rapport à ce que je leur avais déjà signalé par écrit. Je leur ai résumé, pour le cas où mon précédent mail n'aurait pas été assez clair, les 5 points principaux que j'y avais développés, soit :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT size=2&gt;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;&amp;lt;&amp;lt; 1/ Certes, vous êtes loin d'être les seuls à prendre sciemment le risque que des femelles, parmi vos rongeurs exposés pour la vente, soient enceintes. Est-ce une raison pour ne pas tenter une séparation des sexes la plus précoce possible, quitte à opter pour une autre organisation de votre espace ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2/ Personnellement, j'ai fait une remarque sur une rate qui risquait d'être enceinte, ou peut-être l'était déjà, à l'un de vos vendeurs du rayon animalerie de Vendôme. Ce vendeur m'a ironiquement, et sans politesse, signalé qu'il se passait de mes remarques de "simple cliente". La "simple cliente" que je suis se trouve être une cliente fidèle, et ses remarques, comme la remarque de tout autre client, méritent d'être écoutées, notées, et respectées. Ne serait-ce, déjà, que verbalement. La simple correction ne le veut-elle pas ?&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;3/ J'apprécie les efforts menés dans le sens d'un meilleur bien-être animal. Mais la simple cliente que je suis attend toujours plus et toujours mieux de votre part. Difficile ? Oui, sans doute. Mais le commerce est un challenge, oui ? Quoi qu'il en soit mon droit minimum est d'exprimer mes opinions et mes attentes, même si ma voix n'est qu' "une" voix de "simple cliente".&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;4/ Si je peux mieux être entendue en mobilisant des centaines de signatures, je suis prête à mettre en place un courrier collectif d'autres clients de votre chaîne, que vous recevrez rapidement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;5/ Je suggère la création d'un "cahier de remarques clients" : si nos remarques dérangent vos vendeurs dans leur travail, au moins aurions-nous un biais direct d'expression libre, gratuit et sur place. &amp;gt;&amp;gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;J'ai ajouté ceci :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;&amp;lt;&amp;lt; Vos concurrents seront-ils les leaders dans l'écoute du client ? La réponse de l'un d'eux, sensible aux remarques d'une autre propriétaire de rongeurs, me prêterait actuellement à le croire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;J'attends votre réponse.&lt;BR&gt;Mon prochain geste de "simple cliente" sera de me diriger provisoirement - quitte à faire du trajet en plus - vers celui de vos concurrents qui a répondu à l'amie dont je vous parle (ce qui est au moins un signe de bonne volonté, faute d'action immédiate) qu'il "étudiait avec attention cette question et ne manquerait pas de la tenir informée".&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;je n'ai rien à ajouter à cela. C'est votre réponse, que j'attends - déjà en tant que "simple cliente", pour faire mon choix de "simple cliente".&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Merci d'avance, et cordialement, &amp;gt;&amp;gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;FONT size=2&gt;&amp;nbsp;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Je me sens découragée. Pas à cause de cette réponse bizarre de la direction de G*******, de leur invitation à me présenter qui sonne comme une convocation dans le bureau d'un commissariat, mais à cause de la mentalité des clients des animaleries. A cause de leur aveuglement. Pire : de leur indifférence totale&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Pourquoi des violences, des abus, des injustices existent-ils ? Parce que le plus grand nombre le permet&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Je me souviens d'une expérience que l'on m'avait rapportée un jour. Quelque chose d'absolument effrayant. On avait demandé à des "cobayes" (humains) de se prêter à une expérience, qui devait montrer jusqu'où d'autres cobayes pouvaient supporter de très petites décharges électriques. Rien de dangereux. Lors de l'expérience, des scientifiques en blouse blanche , détenant l'aura de "l'autorité", les faisait pousser de plus en plus haut les leviers d'actionnement des décharges. Un moment, le groupe de cobayes sur qui ces décharges étaient expérimentées hurlaient et suppliaient qu'on stoppe tout cela. Mais les scientifiques assuraient aux cobayes planqués derrière leurs petites manettes que non non les décharges étaient tout à fait supportables et absolument sans danger. Le croyez-vous ? Les cobayes augmentaient, presque sans broncher, le niveau des décharges... Terrible, non ? (En fait, les décharges étaient fausses, et les cobayes sur qui ces "décharges" étaient exercées n'étaient autre qu'un groupe de comédiens. La vraie expérience, c'était de savoir jusqu'où pouvait aller le conditionnement à l'insensibilité des hommes sous une quelconque autorité... et c'était parlant.) &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Avec les animaux, le conditionnement est le même. Combient de fois ai-je entendu cette réponse : "Ce ne sont que des cobayes". Ou, par rapport aux expériences les plus cruelles : "On les élève pour ça, tu sais." "Pour ça." Quelle arrogance. Et "des cobayes". Quelle jolie façon de balayer toute individualité animale. Le rat, la souris, le chien, le cochon-d'Inde, mis dans le même sac, sont "des cobayes". La vache, le mouton, la chèvre, les chevaux eux ne sont que "du bétail"&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Parfois, je suis croyante. Je crois que les Ecritures, qu’elles soient sagesse humaine ou Révélation, nous transmettent que l’homme est responsable. Responsable parce qu’il nomme, parce qu’à l’image de D-eu, il crée&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Et parfois, je suis prise de vertiges noirs – de phases «&amp;nbsp;destroy&amp;nbsp;». Je me dis que chacun doit vivre en luttant. Qu’il faut fermer les yeux sur l’horreur du monde et de cette vie, parce que, qu’il y ait D-eu ou non, il n’y a que le noir absolu&amp;nbsp;: un univers absurde, aveugle… abandonné&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Lorsque je suis dans ces secondes phases, j’en viens à penser que le mieux est de courir vite, les yeux bandés, l’arme dans la main&amp;nbsp;; de ne s’attacher à personne, de se battre pour n’être pas écrasé. Et, pour ne pas souffrir, décider que tout est absurde, que rien ne changera, que mieux vaut s’habiller d’une armure et laisser passer la vie au-dessus de soi, en n’en prenant, autant qu’on le peut, que les bons côtés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Le reste du temps, je suis un dérisoire Don Quichotte. Mais un Don Quichotte entêté. Les moulins de la vie broient nos idéaux et notre foi. Ils nous font, sur leur modèle de pierre, broyer tout, nous-mêmes, autour de nous. L’humanité est une machine broyée, et qui broie. Alors je lutte contre les hauts moulins. Je me lève, je me révolte. Et plus que tout, plus que tout – et parce que c’est le début de la lutte, le début de la révolte, je m’indigne&lt;/FONT&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;FONT size=2&gt;Le temps n’est-il décomposé qu’en «&amp;nbsp;aller mal sous anesthésie&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;aller bien pour ne faire que s’indigner&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Et peut-être, devant l’absurdité de la lutte ou le désespoir de la lâcheté, se sentir mal, craindre de devenir fou… et choisir de s’anesthésier&amp;nbsp;? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/113482314/item/#firstcomment</comments></item><item><title>Saturday, July 24, 2004</title><link>http://lelio-leeloo.xanga.com/113118374/item/</link><guid>http://lelio-leeloo.xanga.com/113118374/item/</guid><pubDate>Sat, 24 Jul 2004 18:15:15 GMT</pubDate><description>&lt;P&gt;Le monde est dingue.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avant-hier, je reçois deux "e-props" pas tellement aimables d'un autre utilisateur de xanga.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je dis "pas tellement aimables", mais bon, rien de grave. Il me disait juste, en anglais, what the hell ne rien comprendre à mon f***ing langage.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et alors, me demanderez-vous ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Attendez ! Attendez la suite...&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce matin je clique sur le profil de ce monsieur, pour voir. Et là, je tombe sur un site qui est un véritable dépotoir à haine : Monsieur hait les hommes politiques, Monsieur hait les midinettes, Monsieur hait les nanas de façon générale, Monsieur hait les f***ing végétariens, surtout - et puis les animaux, aussi. Ca arrive, vous me direz, tout ça. Y a des Monsieurs comme ça qui, dans le monde, n'aiment qu'eux-mêmes et leurs f***ing crachats.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais en faisant défiler la page de son f***ing journal online, ô surprise, je vois ma photo, eh les gars ! (mettez sur ma phrase un ton à la Bigard et les mêmes yeux ronds surpris) Et sous la photo, une présentation (en mon nom propre)&amp;nbsp;: je suis une f***ing biiiiiiiip de Française qui vient faire biiiiiiiip tout le monde avec son f***ing langage de biiiiiiiip, et vient sur le net pour exposer ses f***ing thèses végétariennes. Euh... plaît-il ? Effectivement, il a rien compris à mon f***ing langage, Mister Haine. Ou alors faut que je refasse une plus juste présentation : Welcome, you are sur le site du Doctor Lélio Lacarotte - vous will find ici des f***ing régimes à base de pois-chiches et de soja, des conseils sur la lutte contre le f***ing cholestérol, à base de caneberge et de yogourt, et très très occasionnellement, quelques f***ing informations sur my own short stories, mes f***ing lectures de books, mes f***ing links on the web, and mes f***ing frenchies d'amis (et pas seulement, mais ça se voit pas :-/)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ah je vous jure... La f***ing gratuité de la N.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aujourd'hui, courses à G*******. Je vois une bête voleter autour du rayon nourriture pour rongeurs. Je soulève une boîte de carrés de betteraves séchées (mes rats adorent ça), et là je vois une toile blanche collée au paquet, et deux cocons déjà grands dedans. J'attrape au fond, le plus loin possible de ce coin, une autre boîte, je l'ouvre par sécurité... et entre mes doigts s'envole, libérée du paquet, une nuée de gros papillons noirs !!!!&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Eurk.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me suis dit que ça ferait un sacré bon début pour une chouette histoire d'horreur, non ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Hier j'ai terminé "L'Epave" de Serge Brussolo. Hallucinant.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vous savez qu'un moment je finissais par avoir une trouille bleue rien qu'en regardant une montre ? Si si.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aujourd'hui, j'ai commencé "Confessions d'une radine" de Catherine Cusset (chez Folio). Ca s'ouvre ainsi : &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;"Celui qui l'a dit en premier, c'est papa : "La fourmi." Sur un ton ni louangeur ni réprobateur. Celui d'une constatation amusée, peut-être. Et aussi sur le ton de qui n'est pas dupe : Je les vois, tous tes petits tas d'or... Je ne dis rien. Puisqu'il est bien connu que seule la vérité blesse.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il y a aussi de l'admiration dans le ton de papa, quand il voit la manière dont je me débrouille. Pas de souci à se faire pour celle-là. Pas besoin d'économiser pour elle, pour le dur hiver après l'été, quand un vent glacé soufflera. Une fourmi.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Récemment je me suis aperçue que j'aurais aimé naître cigale."&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'aime bien la première phrase, l'ouverture du roman : "Celui qui l'a dit en premier, c'est papa." Mais bon, je n'ai lu que très peu de pages.&lt;/P&gt;</description><comments>http://lelio-leeloo.xanga.com/113118374/item/#firstcomment</comments></item></channel></rss>